COMMUNIQUÉ - 17 novembre 2012
En maniant dangereusement les questions de sécurité, la droite locale, qui soi-disant tend à son unité, ment, s’emmêle les pinceaux, et ne fait pas montre d’une grande cohérence.
Si le sujet n’était pas sérieux, ça prêterait à sourire. L’UMP se presse de se réjouir d’un supposé appel téléphonique du ministre de l’intérieur lui annonçant la création d’une zone de sécurité prioritaire, avant même que la préfecture et le maire ne soient informés. Tandis que le Nouveau Centre fait cause commune avec le Front National pour regretter cette décision ! Une chatte n’y retrouverait pas ses petits.
La vérité est que la droite et son extrême seraient ravies que la situation se dégrade. C’est honteux, pour de la vile tactique électorale, de chercher à surfer sur l’inquiétude réelle et le sentiment d’insécurité des braves gens. Que, à La Seyne, sur un an, les chiffres officiels attestent que la délinquance est en baisse de 6% et l’élucidation des faits en hausse de 10% n’arrange pas les petits politiciens. Pas plus que le fait que le maire ait obtenu des moyens pour compenser la baisse des effectifs de la police que Sarkozy, comme ministre de l’intérieur puis Président de la République, avait imposés, traquer les délinquants, installer de la vidéosurveillance, et faire de la prévention.
Il est pitoyable d’utiliser le mensonge pour laisser croire que la police municipale a été démantelée, alors que ses effectifs sont les mêmes que lorsque la droite était aux affaires locales. Il est navrant de faire un lien entre les impôts locaux et la délinquance. Il est affligeant de laisser entendre que, à La Seyne, être prioritaire pour la sécurité nuirait au développement économique local, ce qui, sous-entendu, ne serait pas le cas à Marseille, Nice ou Avignon, autres zones de sécurité prioritaires de la région, mais dirigées par des maires de droite, alors même que c’est chez nous, ainsi que le relevait récemment le président (de droite) de l’agglomération, que l’on relève la plus forte croissance !
Si elle veulent être considérées comme républicaines par la population et prendre part à un vrai débat démocratique, les droites seynoises divisées seraient bien inspirées de s’entendre entre elles, de se distinguer clairement de l’extrême droite, et d’être honnêtes dans leurs analyses et leurs déclarations.
La tranquillité publique, en tous cas, est une nécessité due à tous par la Nation. C’est ce à quoi s’emploient la municipalité et l’État, sans en faire de tapage politicien, car il est des sujets avec lesquels on n’a le droit ni de tricher, ni de faire dans l’à-peu-près, ni de manipuler les citoyens.
Le secrétaire de la section socialiste Var-Ouest
Jean-Luc Bruno