Il y a quelque chose de pourri au royaume de...

Publié le par LaSeynesocialiste

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Voilà quatre siècles, William Shakespeare faisait dire à Hamlet cette phrase annonciatrice d’une des plus grandes tragédies modernes. Mais il s’agissait de théâtre et pas de politique.

 

Aujourd’hui une autre odeur de pourri nous vient du royaume de la droite, celle du fond, de l’extrême. Lors de la fête du 1er mai, le désormais traditionnel rassemblement des sbires de la réaction a lieu devant la statue de Jeanne d’Arc. Interviewée par une journaliste du Petit Journal sur ses intentions quant à son éventuelle arrivée au pouvoir, la direction du parti d’extrême droite répondit qu’en premier lieu ils supprimeraient Canal+ !

 

Il faut dire qu’en à peine cinq minutes le reportage du Petit Journal a rappelé quelques vérités bien dérangeantes, car le parti de la droite extrême aime :

 

dire qu’il est démocratique mais, c’est le seul parti dont la direction se transmet de père en fille, bref c’est un parti monarchique.

 

dire qu’il est républicain mais, c’est le refuge des pires idéologies obscurantistes ; dans le défilé du 1er mai se trouvaient des personnes portant des tatouages de divisions SS sur leur crane rasé. On imagine leur esprit de tolérance…

 

dire qu’il est social mais, il n’a que faire des ouvriers, des travailleurs, des salariés, son programme économique n’a de protectionniste que le nom, il est en fait ultra-libéral. D’ailleurs chez eux le premier mai n’est pas la fête des travailleurs, mais celle d’une icône guerrière et monarchique.

 

dire qu’il est moderne, mais il est pour un ordre archaïque de la société, il propose notamment de s’attaquer aux droits à la contraception et à l’avortement dans son programme.

 

dire qu’il est laïc, mais il entretient la peur et la haine d’une seule communauté religieuse comme moteur de son action, stigmatisant les uns contre les autres, travaillant à une explosion de la société.

 

Alors oui il y a quelque chose de pourri au royaume de l'extrême droite, joliment enveloppé dans un emballage « national » et « social ». : l’odeur de l’arnaque politique.

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