Le ministre, la peste, les zombies et ceux qui restent…

Publié le par LaSeynesocialiste

Dans le comics américain « The Walking Dead », la société est frappée par un virus mortel qui contamine la population sans distinction. Une fois morts, les cadavres se réveillent avec pour seul but de dévorer les humains encore vivants. Ces derniers, de plus en plus seuls, assaillis de toutes parts, perdent foi en leurs idéaux humains et se réfugient dans la paranoïa, la violence et la dictature des nouveaux démagogues, hier comptable ou sheriff, aujourd’hui devenus despotes claniques, chefs de tribu sans scrupules, prêts à tous les sacrifices au mépris de tout humanisme, vestige d’une civilisation passée… Tableau bien sombre d’une société qui a oublié l’essentiel et n’a pas vu venir la catastrophe, trop aveuglée par l’accessoire, oubliant ses valeurs fondamentales.

 

Pour ceux qui ne goutent pas la culture populaire d’outre atlantique on peut aussi faire un parallèle avec l’œuvre de Camus, La Peste. Un jour, à Oran la peste arrive touchant indifféremment les habitants. Au milieu du chaos, un médecin continue de visiter ses patients, tente de faire ce qu’il peut. Il y a ceux qui ont peur, ceux qui tentent de fuir, ceux qui continuent à faire des affaires, mais le fléau touche les habitants aveuglement.

 

En son temps nombreux sont ceux qui ont vu dans la peste une métaphore du fascisme et de la xénophobie.

 

Vous vous demandez pourquoi sur ce blog on vous parle de comics américains ou de littérature française ?

 

C’est aussi cela qui peut venir à l’esprit quand on découvre le mensonge du ministre Cahuzac. Oui, la faute d’un seul peut ébranler le parti, l’Etat, la société ! Encore un mensonge se diront les plus résignés. Que va-t-il rester de cette affaire ? Un petit peu plus de mépris pour le PS, un peu plus de discrédit pour la classe politique, plus de désillusion chez les électeurs, beaucoup plus de colère chez les Français !

 

Le résultat : des extrêmes qui savent exploiter la colère, et à quel prix : la haine de l’autre, le rejet du voisin et finalement de soi même.

 

Oui, Jérôme Cahuzac, par ses mensonges, a commis une faute morale impardonnable, il  déshonore son pays, le gouvernement et la classe politique dans son ensemble.

 

Non, les Hommes politiques ne sont pas tous pourris. Dans leur grande majorité, à droite, au centre et à gauche, ils oeuvrent pour le bien commun, pour la France et les Français, honnêtement.

 

Ne laissons pas les fléaux du rejet, de la xénophobie, du poujadisme et de l’anti-France nous contaminer.

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