Trop de béton ! Pas assez de places de parking ! On ne fait rien pour les entreprises ! Je n’obtiens pas mon HLM !
Voilà ce que l’on peut entendre à La Seyne.
Voilà surtout ce qui est agité par ceux qui manquent d’inspiration, par ceux qui veulent exacerber les souffrances pour exister politiquement, au lieu de travailler à un projet, à définir des propositions honnêtes. Mais il est vrai que cela demande de l’imagination, de la volonté et surtout du travail sur le long terme.
Le nouveau PLU (plan local d’urbanisme) de La Seyne est un exemple parlant à l’échelle d’une commune de ce qu’est une politique de gauche : une politique juste, qui tient compte de l’intérêt général et qui s’appuie sur du bon sens :
Trop de béton !
Grâce au nouveau PLU, la municipalité de Gauche a procédé à une réduction de moitié (200 hectares !) des zones de "super-urbanisation" prévues à l'ancien PLU défini par la droite. Elle permet une meilleure protection et mise en valeur du patrimoine urbain, paysager et architectural, le long du littoral, de l'Eguillette aux Sablettes et Mar Vivo.
Pas assez de places de parking !
Dans les zones demeurant très constructibles, la municipalité de Gauche a procédé à une augmentation des contraintes de stationnement sur les propriétés, de réduction des hauteurs d'immeubles, de retrait des constructions par rapport aux voiries publiques.
On ne fait rien pour les entreprises !
Dans le nouveau PLU, le zonage à vocation économique a été étendu au détriment d'une zone à vocation d'habitat (au quartier Léry).
Je n’obtiens pas mon HLM !
Pour les programmes de construction prévoyant plus de 40 logements, figure dorénavant une obligation de 30% de logements sociaux pour répondre aux obligations légales (25%).
Le nouveau PLU est devenu effectif en 2011, parce qu’il a fait l’objet d’une large concertation et parce qu’il a du respecter des délais administratifs incompressibles. Il n’a d’ailleurs pas été remis en cause, aucun recours n’a été déposé.
La droite et la droite extrême font aujourd’hui preuve d’incohérence (ou d’incompétence ?) en agitant le chiffon rouge du « bétonnage ». Où étaient-ils en 2010 lorsqu’il a fallu participer au travail collectif ? Où étaient-ils en 2011 lorsqu’ils pouvaient contester légalement le projet ?
Certains n’étaient pas à La Seyne, certains n’avaient pas la même couleur politique qu’aujourd’hui… Les aventuriers !